La ferme de Viltain

Sur le plateau de Saclay, entre le rond point dit "du Christ de Saclay" et Jouy-en-Josas se trouve la ferme de Viltain, un endroit que j'apprécie beaucoup.

On peut y cueillir en fonction des saisons fruits, légumes et fleurs (réseau "chapeau de paille").


On y aperçoit au loin les vaches dans les prés, mais aussi les petits veaux dans l'étable (on peut les voir au travers d'une large baie vitrée, et quand c'est l'heure de la traite, on assiste au manège : les vaches montent sur un plateau circulaire pour qu'on les puisse les traire d'une manière assez sophistiquées expliquée sur les lieux par des affiches pédagiques (en gros, la trayeuse électrique et électronique reconnaît la vache qui se présente et tire le lait en conséquence).


Les enfants aiment beaucoup ce moment sur fond de meuglements et raclements de sabots.


Avant de partir, nous ne manquons jamais de passer nous ravitailler en bons produits du terroirs au magasin de la ferme où l'on trouve légumes, fruits, viande, confitures, charcuterie, oeufs, lait frais, conserves, vin, glaces, gâteaux, etc... provenant de la ferme ou de petits producteurs des régions avoisinantes. Ah les merveilleuses pommes ! et les belles échalotes en vrac que l'on peut choisir (au lieu de celles en filet où il y a toujours une échalote moisie à l'intérieur...).

Pratique, la ferme est ouverte toute l'année (sauf le 1er mai et à Noël si je me souviens bien), à vérifier.


Le musée Carnavalet

Avec ce billet s'achève le parcours des derniers musées parisiens que j'ai découvert récemment. Ce billet a vocation de donner un aperçu d'une visite et de donner envie à ceux qui hésitent encore.

Le musée Carnavalet est consacré à l'histoire de la ville de Paris.

L'entrée du musée se trouve au 23 rue de Sévigné. Le musée est très grand, et la visite dure plusieurs heures si l'on veut tout voir.

Le musée "Carnavalet" est en fait installé dans deux bâtiments :
  1. l'hôtel Carnavalet
  2. L'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau

Ici, la cour intérieure


Un parcours permet de visiter toutes les pièces (un plan est fourni à l'entrée si on le désire, et l'on distingue très clairement le parcours sous forme chronologique : une salle/une période, la première fois je pense qu'il vaut mieux le prendre) mais les habitués pourront aller et venir à leur guise en prenant des raccourcis.

le grand escalier à la rampe en fonte de fer moulée et ciselée


Le jour de la visite, une aile entière était en réfection, l'occasion de distinguer la belle porte en bois qui en interdit l'accès :



L'ensemble du musée offre un très riche panel de l'histoire de Paris, en sculptures, peintures et élements de collection, dont voici quelques exemples choisis :

* de nombreuses fresques :

dans l'escalier de Luynes la peinture murale de Paolo Antonio Brunetti

sur les murs de la salle de bal provenant de l'hôtel de Wendel par José Maria Sert



* des objets grandeur nature ou miniature:

une pendule

omnibus parisien tiré par les chevaux



* d'innombrables peintures :

Une soirée au Pré-Catelan par Henri Gervex

un tableau (peintre oublié) qui représente le carrefour Richelieu-Drouhot sous la neige


J'ai passé un très bon moment dans ce musée, pensées pour Darryl M. qui m'a dit y aller très souvent, ce que je comprends, on y est au calme, si je puis dire...

J'ai beaucoup apprécié la librairie que se trouve juste à l'entrée, sur la gauche, il y a une grand choix de livres, de cartes postales, de souvenirs liés à Paris, de quoi être inspirée pour faire un cadeau ou se faire à soi-même un petit plaisir (on n'est jamais si bien servi que par soi-même n'est-ce pas ?)

  • le musée Carnavalet : accès gratuit

Le musée Cognacq-Jay

Encore un musée de la ville de Paris ; celui-ci est consacré à l'art du XVIIIème et se trouve dans le quartier du Marais, au 8 rue Elzévir.



La cour intérieure du très bel hôtel Donon, l'une des maisons de ville construite à la fin du XVIe siècle.


Croyez-le ou pas, j'étais cette fois, absolument seule pour visiter le musée (j'avoue ne pas m'en plaindre, j'adore cette impression d'avoir une grande maison à moi !).

J'aime beaucoup la chaleur des boiseries et marquetteries qui font un écrin à de très beaux meubles, bien conservés et/ou rénovés.


La visite est fléchée, il suffit de sa laisser faire par la géographie des lieux, entre salons et corridors.

Une collection riche de meubles, figurines, statues, peintures de Boucher, Chardin et Fragonard, dessins de Watteau, sculptures et meubles estampillés, objets précieux (bijoux, tabatières, porcelaines de Saxe...).


En plein coeur de Paris, nous découvrons l'intérieur d'une demeure du Siècle des Lumières.


Toutes ses merveilles font partie des collections léguées à la Ville de Paris par Ernest Cognacq et son épouse, Louise Jay.


Vue du Canal de Santa Chiara à Venise
par Antonio Canal dit Canaletto


Un impressionnant lit "à la polonaise" surmonté d'un dais attribué à l'ébéniste Georges JACOB.
(le mur est sur le côté et non à la tête de lit comme pour le lit à baldaquin)



La pièce la mieux exposée, la plus magnifique aussi : le grand salon où l'on ne peut pénétrer mais qui offre de nombreuses ouvertures permettant d'admirer chaque recoin.

Et pour finir, un montage d'une statue d'enfant telle que nous la découvrons en arrivant puis en redescendant l'escalier à la fin de la visite.



Une autre composition : il s'agit de deux tableaux d'enfants, qui, en réalité se font face dans la pièce.


Et pour achever ma présentation, un medley :
à gauche : Faunesse assise avec deux petits faunes par Joseph-Charles Marin
au centre un Phénix en porcelaine de Chine
en haut à droite : les trois nymphes par Pierre Julien
en bas à droite : les pieds du faune au chevreau par Jacques-François-Joseph Saly

Je n'ai malheureusement pas pû accéder au dernier étage pour y admirer la charpente et les autres pièces exposées car il n'y avait pas assez de surveillants ce jour là et que les surveillants présents ne pouvaient pas me laisser monter seule, il faudra donc que j'y revienne.